Hommes, femmes, enfants et personnes âgées ont rassemblé leurs biens essentiels pour trouver refuge chez des proches ou dans des zones jugées plus sûres. Ces déplacés ont quitté Darak dans le département du Logone et Chari, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Et pour cause : une attaque sur la ville des membres de Boko Haram dans la nuit du 5 au 6 février 2026.
Exode forcé vers Blangoua et Hilé-Alifa
Joint au téléphone par Ndarason, Alifa Djibrine, déplacé interne, confirme que des familles ont fui précipitamment au milieu de la nuit avec leurs enfants, contraints d’abandonner tous leurs biens. À l’approche du jeûne du ramadan, ce père de famille sollicite la protection et l’assistance des autorités compétentes.
Au cours des 72 dernières heures, cet exode forcé s’est intensifié, poussant de nombreuses familles à quitter leurs habitations. Environ 2 000 personnes ont fui les violences attribuées au groupe Boko Haram pour se réfugier dans les arrondissements de Blangoua et de Hilé-Alifa, considérés comme étant plus sûrs.

Pas de perte en vies humaines
Le maire de la ville a déclaré qu’« heureusement, il n’y a pas eu de pertes humaines ». Interrogé par Ndarason, Ali Ramat reconnaît que « la situation est grave : la population souffre, mais les autorités et les forces de défense travaillent ensemble pour rétablir la sécurité et relancer les services publics essentiels ».
« À ce jour, aucune aide n’a été accordée aux victimes », précise le magistrat municipal de Darak, qui lance un appel à la solidarité nationale et internationale pour soutenir les personnes touchées.
Des édifices publics incendiés
Au matin du 6 février 2026, la population découvre d’importants dégâts : les principaux bâtiments publics ont été incendiés, notamment le domicile du sous-préfet, la mairie, l’hôpital, la délégation d’arrondissement de l’élevage, l’inspection de l’éducation de base, le poste frontière de police et le camp de la Force Multinationale Mixte.
Selon des spécialistes en sécurité, la récurrence des incursions de Boko Haram dans la région s’explique notamment par une diminution de la vigilance et un dispositif sécuritaire insuffisant.










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