Dans l’émission Kura Bari de cette semaine, nous discutons de la réduction du budget humanitaire du Tchad par l’organisation des Nations unies. Le budget alloué à la réponse humanitaire au Tchad pour l’année 2025 a été réduit de 43 %. Ainsi, les financements des Nations unies et des ONG présentes dans le pays passent de 1,4 milliard à 836 millions de dollars. Cette réduction intervient plus d’un mois après que les Etats Unis aient suspendu l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) pour 90 jours, le 10 février dernier.
Alors qu’en 2022, l’USAID annonçait 311 millions de dollars d’aide humanitaire pour soutenir les personnes vulnérables dans les régions du Sahel et du bassin du lac Tchad. Pourtant, la situation reste aggravée avec l’arrivée massive des réfugiés soudanais sans oublier des réfugiés nigérians, camerounais et centrafricains qui vivent près d’une décennie au Tchad.
Face à cette situation, l’on est en droit de se demander si la situation humanitaire du bassin du lac Tchad n’est pas une priorité. Quel sera l’impact de cette réduction sur les Etats, les ONG et les bénéficiaires d’aides humanitaires dans cette sous-région ? Et enfin, comment sortir de cette crise ?
Nos intervenants sont :
Idriss Abdoukerim FOUDOUSSIA, Président de l’ONG ACHADR (Association pour l’action humanitaire et développement durable), par ailleurs président de la plate-forme des organisations de la société civile partenaires avec la CBLT. Il est Expert en Planification-Suivi-Evaluation et développement local.
Agassiz Baroum, sociologue et analyste sécuritaire et expert en prévention de la radicalisation et l’extrémisme violent. Il est président du Centre d’études et de formation pour le développement et l’action humanitaire CEFDAH
David SMITH, David Smith, Directeur exécutif de l’ONG Okapi Consulting, spécialiste de radio en zones conflits et Directeur Fondateur de Radio Ndarason Internationale RNI.
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