Ecouter en direct
Radio Ndarason Internationale

Actualités

Près de 2000 déplacés internes quittent Darak après des attaques de Boko Haram au Cameroun.

12 février 2026
Temps de lecture : 3 minutes

Hommes, femmes, enfants et personnes âgées ont rassemblé leurs biens essentiels pour trouver refuge chez des proches ou dans des zones jugées plus sûres. Ces déplacés ont quitté Darak dans le département du Logone et Chari, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Et pour cause : une attaque sur la ville des membres de Boko Haram dans la nuit du 5 au 6 février 2026.

Exode forcé vers Blangoua et Hilé-Alifa

Joint au téléphone par Ndarason, Alifa Djibrine, déplacé interne, confirme que des familles ont fui précipitamment au milieu de la nuit avec leurs enfants, contraints d’abandonner tous leurs biens. À l’approche du jeûne du ramadan, ce père de famille sollicite la protection et l’assistance des autorités compétentes.

Au cours des 72 dernières heures, cet exode forcé s’est intensifié, poussant de nombreuses familles à quitter leurs habitations. Environ 2 000 personnes ont fui les violences attribuées au groupe Boko Haram pour se réfugier dans les arrondissements de Blangoua et de Hilé-Alifa, considérés comme étant plus sûrs.

Bagages des familles déplacées internes de Darak.

Pas de perte en vies humaines

Le maire de la ville a déclaré qu’« heureusement, il n’y a pas eu de pertes humaines ». Interrogé par Ndarason, Ali Ramat reconnaît que « la situation est grave : la population souffre, mais les autorités et les forces de défense travaillent ensemble pour rétablir la sécurité et relancer les services publics essentiels ».

« À ce jour, aucune aide n’a été accordée aux victimes », précise le magistrat municipal de Darak, qui lance un appel à la solidarité nationale et internationale pour soutenir les personnes touchées.

 Des édifices publics incendiés

Au matin du 6 février 2026, la population découvre d’importants dégâts : les principaux bâtiments publics ont été incendiés, notamment le domicile du sous-préfet, la mairie, l’hôpital, la délégation d’arrondissement de l’élevage, l’inspection de l’éducation de base, le poste frontière de police et le camp de la Force Multinationale Mixte.

Selon des spécialistes en sécurité, la récurrence des incursions de Boko Haram dans la région s’explique notamment par une diminution de la vigilance et un dispositif sécuritaire insuffisant.

À propos de l’auteur

Radio Ndarason

Commentaires

Charte d'utilisation du forum

Merci de prendre connaissances de nos règles d'usage avant de publier un commentaire.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, diffamatoires ou injurieux, appelant à des divisions ethniques ou régionalistes, divulguant des informations relatives à la vie privée d’une personne, utilisant des œuvres protégées par les droits d’auteur (textes, photos, vidéos…) sans mentionner la source. Radio Ndarason Internationale se réserve le droit de supprimer tout commentaire susceptible de contrevenir à la présente charte, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois, promotionnel ou grossier. Par ailleurs, tout commentaire écrit en lettres capitales sera supprimé d’office. Avant d’être publié, un commentaire fait l’objet d’une modération a priori.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *