L’Alliance des défenseurs des droits humains et de l’environnement du Tchad (ADHET), s’inquiète de l’insécurité dans la ville de N’Djaména où même les personnalités sont devenues des cibles malgré leurs positions et grades. Dans un communiqué de presse remis à la rédaction de la RNI, l’ADHET indique que depuis plus de quatre mois, les acteurs sociaux et politiques n’ont cessé d’attirer l’attention du gouvernement de transition sur l’insécurité ambiante, mais celui-ci a considéré avec beaucoup de légèreté, ignorant cette question en donnant la priorité ailleurs.
« Voilà que, coup sur coup, le gangstérisme qui défie l’autorité de l’État a fini par s’installer en pleine capitale. Et n’eût été l’implication personnelle du Chef de l’État, le Général d’Armées, Mahamat Idriss Deby ITNO, la capitale N’Djamena serait livrée sens dessus dessous » souligne le communiqué.
L’ADHET exige, ailleurs, du Gouvernement de transition, « l’extension de la mesure d’interdiction de port d’arme et l’application du désarmement dans les fericks et villages aux prises avec des affrontements agriculteurs et éleveurs dont l’ampleur meurtrière n’a jamais fait l’objet de mesure adéquate ». Elle estime que c’est de cette façon seulement que les mesures d’apaisement optimales peuvent être réunies « pour un dialogue serein et sécurisé », car l’apaisement politique qui semble être la seule préoccupation du gouvernement ne suffirait jamais.
Il faut signaler que ce communiqué est signé du Secrétaire Général de l’ADHET, Abba Daoud Nandjedé.