Le ministre camerounais de l’Agriculture, Gabriel Mbairobe, a dressé le bilan de la campagne agricole 2021. Celle-ci a été marquée dans la région de l’Extrême-Nord par un déficit céréalier de 74 560 tonnes, contre 15 560 tonnes en 2020. Ce qui révèle une hausse du déficit de 58 919 tonnes en glissement annuel, soit 378% en valeur relative.
En cause, selon le ministre Gabtiel Mbairobe, qui le rapportait le 2 juin dernier à Mora lors du lancement de la campagne agricole 2022, les conflits, les ravages de la chenille légionnaire, les attaques des oiseaux granivores et la destruction des plantations par des pachydermes.
Un coup dur pour ce secteur où la région de l’Extrême-Nord est un important bassin de production des céréales, denrées qui occupent une place prépondérante dans les habitudes alimentaires des populations des trois régions septentrionales du Cameroun.
Durant l’année 2021 et courant 2022, des troupeaux éléphants avaient détruits plusieurs dizaines d’hectares de cultures dans les localités de Moulvoudaye, Kalfou, Wina, Djafgadji, Guissia entre autres selon des sources locales affectant les productions des départements du Mayo-Danay et du Mayo-kani.
Aussi, les départements du Logone et Chari et du Mayo Tsanaga, dans la région ont été, en fin d’année 2021, le théâtre d’une invasion des oiseaux granivores. La chenille légionnaire, grande ravageuse de céréales telles que le maïs et le sorgho n’est pas en reste.
Outre ces problèmes, le retard des pluies et les perturbations du calendrier cultural inquiètent les populations.